Science citoyenne et participative


L’expression Citizen Science, largement utilisée et souvent traduite par Science citoyenne désigne une forme particulière d’interaction entre le secteur académique et la société. Afin d’éviter toute confusion avec les activités de Diffusion des sciences, on peut lui préférer la traduction Science participative. 

L

a Diffusion des sciences et la Science participative sont effectivement deux approches complémentaires, mais distinctes. La Diffusion des sciences vise à favoriser la circulation des connaissances en les rendant accessibles et compréhensibles par tous, tandis que la Science participative vise à impliquer activement le public dans le processus de recherche scientifique lui-même. Puisque ces deux approches contribuent à une meilleure compréhension et une plus grande intégration de la société dans la science, il est logique qu’elles coexistent et se complètent. Cependant, en raison de leurs spécificités, elles peuvent chacune faire appel à des interlocuteurs et/ou à des outils dédiés.  

En savoir + sur les acteurs de la diffusiond des sciences à l'ULiège 


Concernant la
Science participative, même si l’exemple le plus connu est l’implication des citoyens dans la récolte de données, mécanisme déjà bien établi dans des domaines comme l’écologie, la météorologie ou l’astrophysique, la science participative va au-delà en incluant la problématisation, l’identification de questions de recherche, l’analyse de données, la production de connaissances qualitatives, la participation à la diffusion et à l’appropriation des résultats, etc. On peut donc y trouver potentiellement tous les types de contributions utiles à la production scientifique dans son acception la plus large, y compris celles rangées sous la rubrique du « tiers secteur de la recherche ». 

Quelle que soit la fluctuation du périmètre de ces activités, certains principes doivent absolument être respectés afin de garantir qu’elles puissent effectivement être considérées comme science et comme participative : 

  • les protocoles et les pratiques doivent s’aligner sur les standards de recherche en vigueur dans les domaines concernés ; 
  • les citoyens et experts doivent être impliqués de façon active et significative ; ils ne sont pas les sujets de la recherche. 

Au vu de ces éléments, le lien avec la science ouverte est évident. Là où les contraintes éthiques et légales le permettent, le partage des données et des résultats issus des projets relevant de la science participative contribue pleinement à la dynamique envisagée et à l’intérêt général. De telles initiatives permettent de rappeler que la science est un bien public, mais peuvent également contribuer à la perception positive de la recherche scientifique auprès du grand public par l'appropriation par celui-ci de la méthode et de la rigueur scientifiques. Cela contribue aussi à une perception plus réaliste des processus de la recherche au sein du grand public.  

Par ailleurs, si les agences de financement européennes et internationales sont depuis longtemps attentives aux activités de dissémination qui assurent une visibilité auprès du grand public des travaux et des résultats des projets financés (“public engagement”), elles sont également de plus en plus sensibles aux activités de science participative. 

updated on 11/25/25

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