Open APC
Les APC (Article Processing Charges) sont une participation financière qui peut être demandée par les maisons d’éditions à l’auteur ou à son institution pour le traitement de son article et sa diffusion en accès ouvert. La plateforme OpenAPC, développée par l'Université de Bielefeld, collecte et met en ligne les données des APC des institutions qui le souhaitent. L'ULiège collecte actuellement des informations sur les APC payés par ses chercheurs afin de participer au projet Open APC.
Quelle est l'évolution des coûts pour l'ULiège ?
Globalement, l'augmentation du nombre d'articles et de leurs APC pose question, notamment en cela qu'ils renforcent les profits des éditeurs et pérennisent un modèle de publication en Open Access peu éthique et durable. Les montants engagés par l'Université posent aussi question dans le contexte plus large des dépenses similaires des autres universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Il faut noter que:
- Les revues en Open Access sont majoritairement sans frais de publication. Seulement 30% demandent une participation financière aux auteurs de quelques centaines d’euros selon la revue.
- Certaines maisons d’édition proposent des revues en Open Access dont les frais de publication sont exorbitants (plus de 700 $ par article). Cette démarche est qualifiée de « unfair gold ».
- Certaines revues payantes proposent de diffuser des articles en accès ouvert moyennant des frais supplémentaires importants (APC). Il ne s’agit pas d’Open Access mais de publications hybrides qui sont un piège à éviter au maximum.
Quelles alternatives aux publications Open Access avec APC ?
Il existe des alternatives plus éthiques et durables à la publication en Open Access avec frais de publication. Vous pouvez :
- déposer une version en Open Access de vos articles dans une archive ouverte comme ORBi, comme l'exige l'Université ainsi que la Fédération Wallonie-Bruxelles
- publier dans une revue en Open Access qui n'exige pas le paiement d'APC selon le modèle dit "Diamant", modèle majoritaire comme en témoignent les chiffres du Répertoire des revues en Open Access (DOAJ).
